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PLAIDOYER POUR L’APPROPRIATION DES SAVOIRS DE GESTION PAR LES ORGANISATIONS DE L’ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE (O.E.S.S.)

Auteur: DOUBA, Gervais
Résumé: Partant du constat selon lequel la conjoncture institutionnelle en France est actuellement favorable à l’économie sociale et solidaire, l’auteur met en avant la diversité des acteurs de cette économie, qui emploie aujourd’hui deux millions de salariés. Il retrace l’histoire de ce phénomène dont l’évolution met aujourd’hui en exergue deux problématiques : d’une part, la question de la spécificité des O.E.S.S. n’a pas encore été résolue. Ces organisations peuvent prendre différentes formes et leur statut n’est pas encore clairement défini : doit-on, par exemple, appliquer les règles du Traité de Rome à toutes les entreprises, indépendamment de leur forme et donc les appliquer à ces organisations ? D’autre part, si ces organisations créent indubitablement de la valeur ajoutée sociale, des instruments fiables et pertinents font encore défaut pour la mesurer. Cette mesure offrirait aux acteurs une reconnaissance de la plus-value sociale que leurs activités génèrent et permettrait aux pouvoirs publics de vérifier l’utilisation qui est faite des moyens mis à la disposition de ces organisations. La problématique de l’évaluation de la plus-value sociale est essentielle. Il apparaît donc impossible pour ces organisations d’abandonner la technique et notamment les savoirs de gestion aux seules organisations de l’économie marchande. L’auteur s’interroge alors : les O.E.S.S. ne doivent-elles pas s’approprier ces savoirs et leur redonner une autre logique, une autre rationalité ? Il montre que les acteurs de l’économie sociale et solidaire sont de réelles organisations. Partant du postulat que les organisations ont toutes une finalité, il démontre qu’elles peuvent être divisées en trois entités différentes, selon que leur objectif est de répondre aux besoins économiques de l’individu, d’un groupe d’individus ou de la société dans son ensemble. Pour ce qui est des O.E.S.S., leur objectif est de répondre aux besoins des différentes parties prenantes. C’est cette finalité qui doit conduire les O.E.S.S. à s’approprier les savoirs de gestion qui permettent de gérer les intérêts divergents des différentes parties prenantes, tout en maintenant la cohésion de l’organisation. L’auteur adopte donc un mode opératoire binaire : il étudie les façons dont les O.E.S.S. font affleurer les savoirs de gestion dans leurs pratiques pour ensuite se pencher sur le nouveau management, afin de déterminer s’il s’agit d’une véritable pratique émergente ou d’une simple convergence du management privé et du management public.
Source: http://archives.auf.org/46/
Format: application/pdf
Disciplines: Économie, Gestion